Le test des dix secondes
Fais un test.
Demande à quelqu’un qui ne connaît rien à ton métier de répéter ce que tu vends, avec ses mots à lui, juste après que tu le lui aies expliqué.
S’il hésite, s’il reformule en plus vague, s’il finit par dire « en gros tu aides les gens »… tu tiens ton problème.
Ce n’est pas un problème de communication
C’est tentant de se dire qu’il faut mieux l’expliquer. Trouver la bonne phrase. Retravailler la bio.
Sauf qu’une offre floue ne devient pas claire parce qu’on la formule mieux. Elle est floue parce qu’elle n’a pas été tranchée.
Pour qui, précisément. Quel problème, précisément. Quel résultat, précisément.
Tant que ces trois-là ne sont pas arrêtés, tu peux réécrire ta phrase d’accroche cinquante fois, elle restera brumeuse. J’ai passé des dizaines d’heures à réécrire les miennes avant de comprendre que je réparais la vitrine d’un magasin qui n’avait pas décidé ce qu’il vendait.
« Mais je ne veux pas me fermer des portes »
Tu as raison. C’est exactement la peur qui bloque tout le monde, moi le premier.
Sauf que ça marche dans l’autre sens. Une offre large ne parle à personne en particulier, donc personne ne se reconnaît, donc personne ne s’arrête. Tu ne gardes pas tes portes ouvertes : tu les rends invisibles.
Quand quelqu’un lit une phrase et se dit « ça, c’est moi », il s’arrête. C’est tout ce que tu cherches.
Le prix fait partie de l’offre
Dernier point, et c’est souvent celui qui saigne le plus.
Si ton tarif change selon la tête du client, selon ta trésorerie du mois, selon le ton de la conversation, tu n’as pas un prix. Tu as une négociation permanente.
Un prix fixe et assumé, ce n’est pas de l’arrogance. C’est le signe que tu sais ce que ton travail produit.
Bref. Avant de chercher plus de visibilité, assure-toi qu’il y a quelque chose de net à voir.